retour compétence de l'inspection du travail à La Poste




Direction des Ressources Humaines
et des Relations Sociales

Le Directeur

 

 

 

 

Affaire suivie par :
Michel DEYDIER
Case postale : B 206
Tel : 01 41 41 83 87
Réf. : DRHRS/DDCER/NV/01/153

 

 


Note à l'attention de :
Messieurs les Directeurs Délégués
Mesdames et Messieurs les Directeurs de
La Poste
Monsieur le Directeur de La Poste
d'Outre-Mer
Monsieur le Directeur de La Poste de Corse
Mesdames et Messieurs les Directeurs des
Directions Nationales et des Services à
Compétence Nationale de La Poste







Boulogne, le 13 novembre 2001

 

OBJET: : Intervention de l'inspection du travail dans les établissements de La Poste

 

 

 

En complément de mes précédentes notes en date du 11 septembre 2001 et du 20 septembre 2001 adressées aux Directeurs des Ressources Humaines des Délégations et compte tenu de la multiplication, au cours des dernières semaines des demandes d'intervention émanant d'inspecteurs ou de contrôleurs du travail je tenais à vous communiquer diverses consignes quant à l'attitude à adopter si une telle situation devait se présenter dans un établissement de votre ressort.

En effet, dans Tattente de l'aboutissement de la réflexion en cours avec la tutelle et le Ministère de l'Emploi, et de la Solidarité, il convient à tout prix d'éviter les risques de sanction pénale pour obstacle à contrôle.

Pour mémoire, l'obstacle a contrôle est passible d'une amende de 25 000 francs au plus (3 750 euros) et/ou d'un emprisonnement d'un an au plus. En cas de récidive l'amende peut être portée a 50 000 francs (7 500 euros) et l'emprisonnement à 2 ans.

En outre, les dispositions du Code Pénal prévoyant et réprimant les actes de résistance, les outrages et les violences contre les officiers de police judiciaire sont applicables à ceux qui se rendent coupables de faits identiques à l'égard des inspecteurs et des contrôleurs du travail.

Ainsi, en cas de demande d'un inspecteur ou d'un contrôleur du travail, il importe que le chef d'établissement concerné informe immédiatement la Direction Départementale, pour obtenir les éléments quant à la conduite à adopter. Outre la filière juridique, les services de la Direction des Ressources Humaines de la Délégation doivent, dès que possible, être également destinataires de l'information. Ils en avertiront le Pôle Politique des Statuts, de la Gestion et des Classifications de la DRHRS du Siège.

S'il s'agit d'une demande écrite, il devra y être répondu par écrit par le Directeur de La Poste du département sur la base de la note du 20 septembre 2001 susmentionnée (dont copie jointe), en précisant clairement qu'une concertation est en cours entre La Poste, les services du Ministère de l'Economie et des Finances et ceux du Ministère de l'Emploi et de la Solidarité, afin de convenir du champ de l'application du contrôle de l'inspection du travail à La Poste, ainsi que des conditions et des modalités de l'intervention éventuelle des inspecteurs et contrôleurs du travail dans ses établissements. Cette réflexion doit permettre, en particulier, de préciser les modalités d'intervention dans des établissements postaux qui emploient des fonctionnaires et des salariés de droit privé, les uns et les autres n'étant pas soumis aux mêmes dispositions légales et réglementaires.

S'il s'agit d'une visite à des fins de contrôle, il convient que le chef d'établissement reçoive le contrôleur ou l'inspecteur du travail de manière courtoise, sans toutefois le laisser pénétrer dans les locaux de service.

A ce stade, il importe de préciser à l'inspecteur ou au contrôleur du travail que le chef d'établissement n'est pas habilité à lui autoriser l'accès aux locaux ou à lui fournir les documents demandés, cette décision relevant de la compétence du Directeur de La Poste du département. Il sera également rappelé qu'une concertation est en cours au niveau national, selon l'argumentaire rappelé ci-dessus.

Ainsi, par principe, il ne saurait être donné de suite favorable immédiate à une demande de communication de documents formulée par un inspecteur ou un
contrôleur du travail dans l'attente de l'aboutissement de la concertation engagée au plan national. Toutefois, en cas de demande insistante assortie de menaces de sanctions pénales, le Directeur de La Poste du département pourra décider, s'il l'estime opportun, de communiquer au contrôleur ou à l'inspecteur du travail les contrats de travail, voire les feuilles de présence émargées par les salariés ainsi que tout autre document en sa possession repondant à la demande de l'inspection du travail.

La Direction des Ressources Humaines de la Délégation concernée et le Pôle Politique des Statuts, de la Gestion et des Classifications de la DRHRS du Siège devront impérativement être tenus informés de l'évolution de la situation (nouvelles demandes écrites, menaces de sanctions pénales, procès-verbal...)

Je ne manquerai pas de vous tenir informés de l'état d'avancement de la concertation engagée au niveau national.



Le Directeur Général Adjoint,
Directeur des Ressources Humaines
et des Relations Sociales


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